Fusion de Gaspé et de Bonaventure

En attente de la Cour suprême

Par Jean-Philippe Thibault 9:06 PM - 6 mars 2026
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La nouvelle électorale carte proposée par la CRÉ. Photo courtoisie - Commission de représentation électorale

Le plus haut tribunal au pays se penchera sur l’enjeu de la carte électorale le 22 avril. Une bonne nouvelle pour le député de Gaspé, qui attendra avec impatience le résultat.

La Cour suprême du Canada doit se pencher à savoir si la décision de la Cour d’appel était valide. Celle-ci a invalidé une loi votée plus tôt à l’Assemblée nationale par les députés. Cette loi votée à l’unanimité mettait sur pause le processus de redécoupage électoral et le reportait après les élections de cet automne.

En toile de fond : un redécoupage qui suggérait de fusionner les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure, vu leur nombre d’électeurs de loin inférieur à la moyenne provinciale. Mais, vu l’étendue immense du territoire, une levée de boucliers s’est rapidement fait sentir en Gaspésie.

« La Cour suprême a décidé de nous entendre assez rapidement. C’est, pour moi, une bonne nouvelle. C’est très positif et ça nous ouvre une perspective légale qui – on le souhaite – soit en notre faveur », note Stéphane Sainte-Croix.

Il s’agit de l’une des cartes restantes dans le jeu des élus. Une autre serait de modifier la Loi électorale pour y inclure un statut d’exception, comme pour les Îles-de-la-Madeleine. Ou encore d’ajouter deux députés pour faire passer leur nombre à l’Assemblée nationale de 125 à 127, ce pour quoi plaiderait Stéphane Sainte-Croix pour la suite des choses.

« L’idée du projet de loi est toujours présente. Les élus sont toujours derrière l’idée du statu quo pour la Gaspésie. La façon qu’on a trouvé de maintenir le consensus, c’est d’ajouter deux circonscriptions. Tout le monde se rallie à ça. Mais, si le jugement de la Cour suprême va dans le sens de la loi de l’Assemblée nationale, ça s’arrête là. »

N’en demeure pas moins que les élections d’octobre arriveront à grands pas. Un parti comme Québec solidaire a déjà annoncé mener une investiture dans la circonscription fusionnée de Gaspé-Bonaventure. C’est l’actuel scénario, si rien ne bouge à la Cour suprême. La situation est pour le moins inconfortable pour la CAQ, qui détient les deux circonscriptions en Gaspésie. Jusqu’à preuve du contraire et à moins d’un revirement de situation, les candidats de la CAQ sont nommés par leur chef et non pas choisis par les membres locaux, selon les statuts du parti.

« C’est sûr que je suis intéressé, mais je ne me prononcerai pas officiellement en respect pour ma collègue dans Bonaventure [Catherine Blouin] et les citoyens du comté qui m’ont élu. On est encore dans l’hypothétique. Tant qu’il n’y a pas de jugement et de point final, je ne vais pas m’avancer là-dessus. Je me garde une petite gêne et je ne suis pas à l’aise de me positionner là-dedans en ce moment. Mais, je demeure convaincu qu’on va garder nos deux comtés », conclut Stéphane Sainte-Croix.

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