Fin de la saga Langlois vs Chandler

Par Nelson Sergerie 2:45 PM - 26 février 2026 Initiative de journalisme local
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Louisette Langlois a été mairesse de Chandler de 2009 à 2021. Photo Nelson Sergerie

Coup de théâtre à Chandler alors que la Ville et Louisette Langlois règlent leur litige, qui remonte à la suspension de l’ex-mairesse par la Commission municipale du Québec, en 2020.

La Ville requérait plus de 230 000 $ à son ancienne mairesse, évoquant les frais juridiques onéreux qu’elle a dû défrayer pour sa défense devant la Commission municipale du Québec.

Un règlement confidentiel a aujourd’hui été conclu entre les parties et une requête en désistement a été formulée par la Ville. « J’ai d’abord eu une réaction de surprise, car la Ville était tellement engagée à me poursuivre jusqu’au bout. Depuis huit ans, j’étais en eaux troubles et ça met fin à cette vie infernale », commente Louisette Langlois, visiblement soulagée.

Selon un décompte conservateur, les frais d’avocats dans ce dossier dépassent à ce jour les 410 000 $, sans compter les derniers développements. L’ex-élue tourne maintenant la page et n’a pas l’intention d’aller plus loin face à la Ville de Chandler.

« La loi est claire. Un article dit qu’un élu doit être protégé contre les frais juridiques. Je n’ai aucune intention. On va laisser ça là. J’ai eu assez de bouleversements dans ma vie politique. On va arrêter ça là. Leur propre conscience leur parlera », ajoute-t-elle.

Débat clos

Pour les deux parties, le débat est maintenant clos et fermé à clef. « Oui, il y a une entente hors cour avec un désistement. Par contre, il y a d’autres détails très importants qui restent confidentiels », mentionne pour sa part l’actuel maire, Gilles Daraîche.

« C’est un débat qui a duré beaucoup trop longtemps qui aurait dû être classé bien avant cela, ajoute-t-il. Malheureusement, avec ce qu’on connaît de la justice, ça se prolonge. C’est toujours l’argent du contribuable et il paie assez cher. Il faut arrêter de dépenser son argent. »

L’audition de la cause devait s’amorcer le 20 avril au palais de justice de Percé. En janvier 2021, le conseil municipal adoptait une résolution qui soulignait notamment que les reproches retenus contre Louisette Langlois résultaient de fautes lourdes ou intentionnelles, en faisant prédominer son intérêt personnel, d’avoir posé des gestes de façon intentionnelle et préméditée, le tout pour en arriver à ses fins. La facture réclamée à ce moment était de 230 411 $.

Les procureurs de Chandler mentionnaient notamment que « la décision rendue […] le 21 décembre 2020 est accablante à l’égard de la défenderesse et permet d’établir que les actes ou omissions de la défenderesse sont des fautes lourdes et/ou intentionnelles et/ou séparables de l’exercice de ses fonctions ».

Ils ajoutaient que l’ex-élue « a multiplié les procédures, certaines étant inutiles, non fondées et tronquées eu égard à la preuve présentée devant la CMQ ».

Rappelons qu’en décembre 2019, Louisette Langlois était citée pour 21 manquements au Code d’éthique et de déontologie des élus de Chandler. Après des audiences en juillet 2020, la commission concluant que l’ex-élue était coupable de 20 manquements pour, notamment, des conflits d’intérêts. Elle avait été suspendue 180 jours, alors la sanction la plus longue donnée par la CMQ.

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