La Côte-Nord se mobilise pour une base navale
Un exercice militaire conjoint France-Canada s'est déroulé à Gaspé en mai 2025. Photo Ville de Gaspé - Ève Caron
Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, amorce une démarche de mobilisation dans la Manicouagan pour faire de Baie-Comeau le site de la prochaine base navale de la Marine royale canadienne dans l’Est-du-Québec.
Dans un article du journal Le Devoir, paru le 9 février, on y apprenait que la Marine royale canadienne réfléchissait à l’implantation d’une base navale dans le golfe du Saint-Laurent.
Le but étant de créer une base « dans une région francophone du Canada ». Les possibilités soulevées étaient Baie-Comeau, Québec, Rimouski et le Nouveau-Brunswick. Le maire de Gaspé, Daniel Côté, a aussi levé la main pour signifier son intérêt et pour que la plus grande ville de la région ne soit pas oubliée.
Pour Yves Montigny, Baie-Comeau serait un « emplacement idéal dans le contexte actuel ». C’est pourquoi il tente une offensive pour « assurer une mobilisation des acteurs du milieu socioéconomique, universitaire, collégial et des communautés autochtones pour être capable de se mobiliser pour signifier l’intérêt au gouvernement du Canada ».

Les projets en développement
L’élu mentionne que ce projet coïnciderait bien avec l’achat de l’ancienne papetière à Baie-Comeau par BMI Group, le développement d’un potentiel projet de GNL décarboné et l’expansion des activités du Port de Baie-Comeau.
« Baie-Comeau pourrait être un pivot dans tout ça », lance M. Montigny.
« Baie-Comeau possède déjà tous les atouts : un port en eau profonde accessible à l’année, une connexion ferroviaire stratégique via SOPOR et, surtout, un espace industriel massif à redévelopper à deux pas des terminaux maritimes », poursuit-il.
Il mentionne avoir eu des discussions avec le vice-amiral de la Marine royale canadienne, Angus Topshee, qui se dit intéressé à analyser le potentiel des communautés de l’Est-du-Québec. « Dans un climat international instable, le Canada doit renforcer ses liens directs avec ses alliés européens », soutient le député.
« Il y a vraiment quelque chose à analyser. C’est plus que du béton ou d’entreprise dont on parle ici. Il y a un écosystème qui pourrait se placer pour assurer l’économie de l’avenir », ajoute-t-il.
Un appel aux décideurs
Dans l’objectif d’aller chercher un « consensus », Yves Montigny invite les élus locaux, les chefs d’entreprise et les partenaires socio-économiques et des communautés à se mobiliser pour définir les conditions favorables à l’accueil de ce projet.
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