Même si la MRC du Rocher-Percé se classe 103e sur 104 au Québec pour son indice de vitalité, le préfet Samuel Parisé travaille à améliorer le positionnement de son patelin au classement.
L’indice de vitalité économique mesure la vitalité des territoires de près de 1100 localités, en tenant compte du marché du travail, du niveau de vie et du dynamisme démographique. L’indice est utilisé pour moduler la répartition d’enveloppes budgétaires vouées au développement local et régional.
« Je crois qu’on est sur la bonne voie. On a fait beaucoup d’efforts ces dernières années. On a des entreprises qui ouvrent, des services mis en place, de l’accompagnement pour les petites et moyennes entreprises. On travaille sur plusieurs aspects en même temps », lance le préfet.
Il constate que la population active est un peu moins forte dans sa MRC, mais du travail est fait pour attirer de nouvelles familles et de nouveaux travailleurs. « C’est un travail qui se fait sur plusieurs années, mais on est sur la bonne voie », réitère Samuel Parisé.
Il est cependant incapable d’expliquer pourquoi le travail effectué sur le terrain ces dernières années ne se traduit pas concrètement dans les statistiques.
« Avec des efforts sur le terrain, c’est encourageant. Les statistiques ne sont pas encourageantes, mais on a des gens qui veulent s’installer et vivre ici, tant pour y habiter que pour implanter une entreprise. On vise la 102e place l’an prochain. »
Au coeur des débats
Avec la campagne électorale provinciale qui approche, le préfet a l’intention de mettre l’enjeu du développement de sa MRC dans la discussion.
« C’est vraiment le gouvernement du Québec qui a la mainmise sur les programmes, tant au niveau des sous qu’au niveau législatif. C’est un travail au quotidien pour mettre les enjeux de la MRC et de la Gaspésie de l’avant, mais c’est sûr que je vais rencontrer les candidats dans la campagne et leur faire part ce qui serait bon pour le développement », évoque l’élu.
Changer les programmes qui fonctionnent bien dans la région devient un obstacle lorsque Québec effectue des modifications.
« Je ne veux pas me faire d’ennemis à Québec, mais lorsque quelque chose fonctionne, on aimerait que ça se poursuive. Je peux vous dire que dans les quatre dernières années, on a fait des développements majeurs, mais la plupart du temps, c’était pour conserver certains acquis ou pour changer certains programmes mur à mur qui ne répondaient pas aux enjeux de la Gaspésie. Est-ce que les programmes peuvent s’adapter à chaque région et que les régions peuvent être souveraines? », lance le préfet, affirmant que ce serait son plus grand souhait.
Le fait de siéger maintenant au conseil d’administration de la Fédération québécoise des municipalités pourrait lui permettre de porter davantage son message auprès des autorités supérieures. « Ça pourrait me permettre de pouvoir créer certains liens et faire front commun sur certains enjeux », conclut-il.
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