La région fait honneur à sa réputation et continue d’être giboyeuse, selon les plus récentes données de chasse partagées par le ministère de la Faune.
Dans la zone 1 – qui correspond à la Gaspésie touristique à partir de Mont-Joli – la récolte totale d’orignaux a été de 5 367 (3 066 mâles adultes, 1 803 femelles adultes et 498 veaux), en incluant la chasse sur les réserves.
La récolte totale a diminué de 12,7 % (6147 orignaux chassés) par rapport à 2024, mais est demeurée stable par rapport à la moyenne des quatre dernières années (5 556). « C’est une diminution par rapport à l’an passé, mais l’an passé c’était plutôt une année exceptionnelle », note la biologiste responsable pour la région, Marie-Claude Richer.
« Ça ne veut pas dire du tout qu’on s’en va vers un déclin. Il y a les conditions météorologiques pendant la chasse qui peuvent jouer. Cet automne c’était très sec alors on pense que les orignaux étaient moins mobiles, ce qui a apporté moins de succès de chasse. Il faut plusieurs années pour observer une tendance de population, mais c’est assez stable dans nos statistiques grosso modo. Ça va bien. »
Un chasseur sur cinq a d’ailleurs réussi sa chasse. Le taux de succès a été de 20,4 %. Seule la région voisine du Bas-Saint-Laurent (zone 2) a fait mieux, avec un chasseur sur quatre qui est revenu au bercail avec de la venaison.
Chez le chevreuil
Du côté des cerfs de Virginie – davantage présents dans la Baie-des-Chaleurs – à la suite de trois hivers cléments favorisant la survie hivernale, les statistiques indiquent une augmentation des populations en Gaspésie.
« La température moins rigoureuse entraîne une bonne survie du cerf et les femelles sont alors très productives, avec d’un à trois faons par année, ce qui fait que les populations augmentent rapidement. Ça va bien aussi dans cette zone », précise Marie-Claude Richer.
Les chasseurs étaient à l’affut puisque le nombre de permis a augmenté de 17 % par rapport à 2024 (1 532), et a augmenté de 33 % par rapport à la moyenne des trois dernières années (1 343). Le succès de chasse a été de 14 %.
Moins populaire, mais pas moins intéressante, la récolte totale d’ours noir a été de 198, dont 132 par la chasse (67 %) et 66 par le piégeage (33 %). Le succès de chasse global est de 16 %.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.