Visées vers la France

Par Jean-Philippe Thibault 12:00 PM - 11 février 2026
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Différents alcools en vieillissement chez O'Dwyer. Photo Jean-Philippe Thibault

La microdistillerie O’Dwyer veut élargir ses horizons et ouvrir une brèche de l’autre côté de l’Atlantique.

Un premier lot de 12 caisses (144 bouteilles) a été envoyé outre-mer et sera mis en vente à la disposition des clients français via Kanata, une boutique en ligne spécialisée dans les spiritueux et les produits d’épicerie du Canada. Elle y vend déjà d’autres alcools comme ceux de Sortilège et du Coureur des bois, ou encore du cidre de glace et du gin Ungava.

Pour O’Dwyer, il s’agit certes d’un petit lot, mais il permettra à l’entreprise de mesurer la température de l’eau. Le gin Madame Émilie, le whiskey St. Pierre et la crème à l’orange Sandy Beach tenteront de séduire le palais des cousins.

« Quand je leur ai parlé du gin et du creamsicle, ils étaient vraiment intéressés à en acheter. Et quand ils ont vu ma vidéo de vieillissement en fût de whiskey dans le dôme, ils ont voulu acheter tout le baril », se réjouit le propriétaire et cofondateur, Michael Briand.

Ce sera aussi une façon plus simple pour les croisiéristes français qui débarquent à Gaspé de se procurer les produits qu’ils dégustent lors de leurs visites.

« C’est un peu compliqué avec les douanes de repartir avec les bouteilles, donc là je leur donne une carte d’affaires et ils peuvent commander à partir de chez eux quand ils reviennent. C’est une première approche. On a une page Facebook en France alors on va commencer à mettre un peu de temps pour notre présence marketing là-bas. On pousse vers l’international, mais aussi vers le sans alcool. »

Diversifier les marchés

O’Dwyer a récemment lancé un amaretto sans alcool et prépare actuellement un mocktail prêt-à-boire amaretto sour. Celui-ci devrait être prêt pour le printemps. L’entreprise – qui produit actuellement environ 50 000 bouteilles par année – aimerait augmenter sa production de sans alcool de 30 % à 35 %.

« Le plus on en fait, le mieux c’est parce que les marges [de profit] sont plus intéressantes », note Michael Briand. Celui-ci aimerait également faire son entrée dans les épiceries et les dépanneurs avec ses mocktails.

« On veut se brancher sur d’autres réseaux de distribution et ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier avec la SAQ où la planification se fait 8 mois à l’avance. C’est pour ça que quand on va rentrer dans les épiceries et les dépanneurs, c’est des commandes qui arrivent à tous les jours. C’est vraiment différent comme réseau de distribution et d’achat, mais c’est quelque chose qu’on devrait faire ; d’avoir plus qu’un seul client. »

À noter en terminant que ce n’est pas tout à fait une première à l’international pour O’Dwyer, qui vend déjà quelques caisses par année en Allemagne. Restera à voir jusqu’où ira cette aventure internationale.

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