Calendriers, magazines et produits dérivés divers. Éric Deschamps a transformé sa passion pour la nature sauvage en une entreprise florissante : Nature en vue. Rencontre avec un photographe de Cap-Chat au parcours atypique qui a débuté, il y a dix ans, par un coup de cœur pour un orignal dans les Chic-Chocs.
En septembre 2020, Éric Deschamps décide de faire imprimer ses premiers calendriers. Il publicise ses calendriers d’orignaux, d’oiseaux, de renards et de nature sauvage sur les réseaux sociaux. En quelques minutes, il est renversé par le flot de commandes qui entre.
« En peu de temps, j’ai vendu pour environ 10 000 dollars de calendriers », se souvient-il, encore étonné par ce succès initial.
Un magazine authentique
Depuis cinq ans, le photographe publie annuellement un magazine de 70 à 75 pages. « Je raconte en images et en textes mes récits d’aventures au Québec, décrit-il. Je visite toutes les régions. Le Québec est tellement beau et riche en matière d’observation! »
Son approche authentique séduit les lecteurs. « Je reçois tellement de commentaires de gens qui me disent découvrir le Québec grâce à mes magazines! Je donne aussi des conseils en photographie de plein air. Les gens aiment ça parce que c’est pur et vrai à 100 %. Ce n’est pas écrit en français de France. C’est écrit dans mon style. C’est atypique. »
Le premier volume, qui a été imprimé à 3000 exemplaires, s’est vendu comme de petits pains chauds. « Je suis retourné vers mon imprimeur et j’en ai fait réimprimer 5000 autres! »
Pour célébrer ses dix ans de carrière, l’artiste prépare un livre qui sera publié à l’automne par les Éditions Cardinal. « Ce sera un beau livre qui racontera mes débuts, l’histoire d’un orignal que j’ai suivi pendant quatre ans, mes rencontres avec les animaux, le récit de mes moments clés en Gaspésie, mon cheminement professionnel et créatif. »
Par son art, Éric Deschamps souhaite inspirer les gens et les dépayser. « J’aime écrire, prendre des photos et faire des vidéos. J’ai un cœur d’enfant pour la nature. Mon rôle est de montrer le beau; c’est mon créneau! »
Connecter les gens avec le monde sauvage
Le photographe Éric Deschamps croit fermement au pouvoir de la nature pour transformer les relations humaines et créer du positif dans un monde souvent anxiogène.
À travers ses images d’animaux, de plein air et d’aventures, le trentenaire souhaite inspirer et dépayser. « Mes photos servent à imager ma connexion avec la nature, précise-t-il. Je ne suis pas un activiste et je n’aime pas les sujets polarisants. »Son créneau : montrer le beau, tout simplement.
Depuis 2021, il publie un magazine annuel racontant en images et en textes ses récits d’aventures au Québec. Le volume 1 s’est vendu en 17 heures. « Je reçois tellement de commentaires de gens qui me disent découvrir le Québec grâce à mes magazines », s’enthousiasme-t-il.
La nature comme antidote
Pour le Gaspésien d’adoption, l’environnement naturel rapproche les gens. « Dans la nature, les gens sont plus ouverts, se parlent plus naturellement, parce que leur sensibilité et leur côté rose prennent le dessus, observe-t-il. En se connectant à la nature, les gens se connectent aussi ensemble. »
« Tout va mal, philosophe-t-il. Mais moi, je suis tellement loin de ça! Il y a du beau dans ma vie et il n’est pas à la télévision ou entre quatre murs de béton, il est dehors.»
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