La compression de 200 millions de dollars du gouvernement de François Legault au Programme d’aide au transport collectif est décriée par la Table des préfets de la Gaspésie.
L’impact de la réduction de l’enveloppe budgétaire se traduit par une perte de 300 000 $ du soutien de l’État à la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (RéGÎM), compression qui est rétroactive au budget de 2025.
« Ces compressions font très mal aux régions qui offrent du transport en commun. On demande au ministère des Transports de ramener sa subvention au niveau prévue. En plus, cette coupure arrive une fois l’année financière terminée. On a besoin de ces sommes à la RéGÎM », dénonce le président de la Table des préfets, Mathieu Lapointe.
L’organisation rappelle au passage que la portion du transport en commun régional ne compte que pour un maigre 8 % de l’enveloppe totale.
« Il y a tellement d’argent dévolu aux sociétés de transport dans les grandes villes … Il doit y avoir une portion qui va dans les régions. La solution de couper dans les régions n’est pas la bonne », ajoute le président.
La RéGÎM n’a plus de coussin financier pour absorber de nouveaux déficits. De plus, Québec a toujours refusé de faire passer la taxe sur l’essence de 1 cent à 2 cents le litre pour financer le fonctionnement du transport collectif en Gaspésie. Le dernier outil pour aller chercher des fonds reste la taxe sur l’immatriculation.
« C’est une solution qui est en analyse. Ça nécessite une validation de l’ensemble des MRC. On réfléchit si on veut se tourner vers cette option », évoque Mathieu Lapointe.
L’Union des municipalités du Québec note de son côté que les montants d’aide financière en transport collectif n’ont pas été indexés depuis 2019.
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