(NS) Des moyens de pression sont adoptés par les travailleurs syndiqués de LM Wind Power pour tenter de renouveler leur convention collective.
Cependant, la grève est écartée, du moins pour le moment. La convention de six ans a pris fin en décembre. Le président du syndicat de l’usine affilié à la CSN, Jean-Éric Cloutier, reste avare de commentaires.
Il se limite à dire que les discussions se poursuivent avec l’employeur, ne voulant pas s’avancer sur les principaux enjeux à la table.
En janvier, l’usine de pales a vu quelque 140 travailleurs philippins expérimentés être menacés d’expulsion en 2026 et en 2027, en raison de nouvelles règles fédérales plus strictes qui se resserrent sans cesse.
La nouvelle exigence imposée aux entreprises pour qu’elles puissent conserver ses travailleurs étrangers temporaires implique des seuils salariaux élevés. Ce seuil avait déjà été haussé de 20 % en 2024 et il a été fixé à près de 35 $ l’heure en juin 2025.
À ce moment, le président du syndicat était plus volubile. « On est d’accord avec ce principe de seuil salarial. On demande justement à LM Wind Power d’augmenter nos salaires et avantages à hauteur de 35 $ l’heure dans la prochaine convention collective, mais on craint que ça ne suffise pas pour conserver nos employés. Même si on atteint le seuil actuel, on risque de seulement gagner du temps puisqu’il pourrait de nouveau être haussé significativement en cours de convention », expliquait alors Jean-Éric Cloutier.
La CSN indiquait que ses membres gagnaient 28 $ de l’heure.
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