Villa Pabos de Chandler

Retard de livraison, mais coûts respectés

Par Nelson Sergerie , Nelson Sergerie | Initiative de journalisme local 4:12 PM - 4 février 2026 Initiative de journalisme local, Nelson Sergerie | Initiative de journalisme local
Temps de lecture :

Le bâtiment devrait maintenant être livré au CISSS de la Gaspésie l'été prochain. Photo Maçonnerie AMP

Un sol plus contaminé que prévu a retardé la livraison de la nouvelle Maison des aînés ajoutée à la Villa Pabos de Chandler.

Le bâtiment devrait maintenant être livré au CISSS de la Gaspésie l’été prochain, alors qu’il devait l’être l’automne dernier. C’est ce qu’indique la Société québécoise des infrastructures lorsque questionnée sur l’évolution du chantier de 75 millions de dollars.

« Les travaux de la Maison des aînés de Chandler progressent bien, dans le respect des plans et devis, répond-elle par courriel. Des travaux de décontamination des sols plus importants qu’anticipés ont entraîné un léger décalage de la livraison, maintenant prévue à l’été 2026. Enfin, les coûts respectent l’enveloppe budgétaire autorisée de 75,6 millions $. »

L’agrandissement ajoute 48 chambres dans quatre maisonnées de 12 unités afin de regrouper les 36 résidents de l’hôpital et améliorer la qualité de vie des 62 résidents actuels.

« Il y aura toute la période de rodage avant que les gens entrent et pour s’assurer que tout se passe bien, précise le président-directeur général du CISSS, Martin Pelletier. On a une portion qu’on doit déménager pour libérer l’espace existant. On fait le déménagement. L’entrepreneur termine les travaux dans le bâtiment existant. Ça va prendre quelque 10 mois avant que les usagers entrent dans le nouveau bâtiment. »

S’affranchir de la main-d’œuvre indépendante

Dans un autre dossier, le CISSS embauche toujours une centaine de travailleurs issus des agences pour maintenir ses activités. Selon la feuille de route établie par Québec, le réseau doit s’en affranchir d’ici le 18 octobre.

C’est un travail qui reste très difficile vu l’ampleur des besoins, note Martin Pelletier. Il pourrait en rester encore une soixantaine en octobre, malgré les efforts de recrutement.

« On passera par l’équipe volante provinciale ou encore un appel à tous. C’est la réalité dans laquelle on se trouve en Gaspésie », évoque le PDG qui tient à maintenir tous les services.

« Même en obstétrique, on est parfois obligés d’avoir recours à de la main-d’œuvre indépendante. On a des inhalothérapeutes, des psychologues, des travailleurs sociaux, des éducateurs spécialisés. »

Devant la difficulté de trouver des travailleurs, une exception pourrait être demandée, ce qui s’est vu ailleurs. « Il reste que ces gens sont importants dans les équipes. Du moment où, on ne les a pas, il y a un risque de découverture », évoque-t-il.

Par exemple, en obstétrique à Sainte-Anne-des-Monts, cinq infirmières sur six sont de la main-d’œuvre indépendante. Le PDG espère pouvoir maintenir le service à long terme au moment où d’autres régions vivent les mêmes problématiques.

« On travaille pour trouver d’autres façons. Un appel est lancé à travers la province pour trouver des infirmières en obstétrique en nombre suffisant. Quand on fait un appel, on avait déjà un réseau disponible au Québec, mais il n’arrive pas à répondre aux besoins. Tout est à se réorganiser en fonction des besoins. On espère que ce sera réalisé d’ici octobre », conclut Martin Pelletier.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

À lire également

Les Vikings prêts à en découdre

Chandler veut agrandir son parc industriel

Des jetons de présence de 50 $

Horizon

Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.