Des parents ont dénoncé ces dernières semaines des gestes d’intimidation qui se sont produits récemment au Gaspe Polyvalent School, ce qui a amené la Commission scolaire Eastern Shores à mettre en place des mesures pour rétablir un climat sain dans l’établissement.
Des parents avaient alerté ces derniers jours Le Pharillon pour tenter de faire bouger les choses, ce qui a amené la commission scolaire à publier un communiqué jeudi matin. Selon nos informations, ces gestes ont amené l’organisation à relever de ses fonctions celui qui était jusqu’à ce moment le directeur, Michel Lacasse. La communication officielle indique seulement que Jane Bradbury est nommée directrice générale adjointe dès maintenant, sous la gouverne de la commission scolaire.
« Une situation survenue le 18 décembre dernier a déclenché depuis une succession d’investigations et a occasionné une dégradation du climat de travail à l’interne et une perte de confiance envers l’établissement, note Eastern Shores dans son communiqué adressé aux médias et à la population. Tout en précisant que les démarches entreprises jusqu’à maintenant auprès d’autorités compétentes concluent qu’il n’y avait pas matière à poursuivre l’enquête ni à judiciariser l’affaire, force est de constater que le Gaspe Polyvalent School fait face à des défis importants en matière de climat organisationnel qui transcendent l’événement des dernières semaines. »
Les élèves avaient annoncé une grève étudiante jeudi et vendredi, mais devant le revirement de situation, les classes se tenaient comme prévu lors du passage du Pharillon à l’école, le 29 janvier en avant-midi.
Beaucoup de roulement
Depuis 20 ans, ce sont 12 directeurs qui se sont succédé au Gaspe Polyvalent School, « ce qui témoigne d’une instabilité persistante et d’enjeux qu’il faut irrémédiablement corriger », poursuit le communiqué de la commission scolaire.
Au cours des prochaines semaines, celle-ci dit qu’elle assurera une présence constante à l’école comme ce fut le cas depuis le 6 janvier ; que du soutien supplémentaire aux élèves sera déployé et que des caméras de sécurité seront installées.
« Nous avons choisi d’agir de manière vigoureuse, responsable et proactive en déployant un plan d’action global visant à rétablir un environnement sécuritaire, stable et propice aux apprentissages. Le plan d’action agit sur tous les fronts avec des solutions concrètes », explique la directrice générale de la commission scolaire, Denise Simoneau.
Par ailleurs, une firme sera chargée d’évaluer de façon neutre le climat organisationnel, de poser un diagnostic et de formuler des recommandations.
Le Plan de lutte contre l’intimidation et la violence, le suivi des recommandations éventuelles du Protecteur national de l’élève et leur mise en œuvre au moment jugé approprié sont dans les cartons.
« À ce stade, aucune mesure n’est exclue pour rétablir le calme, la confiance, le respect et un climat d’apprentissage et de travail sain. Maintenant, la réussite de cette démarche repose sur l’engagement constructif de l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire et j’en appelle à la collaboration de tous », conclut Denise Simoneau.
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